Suite des articles # 1 - « La Creuse à Fresselines »
et # 2 - « Le café Neollier à Pontcharraud »
et # 2 - « Le café Neollier à Pontcharraud »
# 3 - « Sous le grand arbre corail »
Le titre de l'installation s'inspire du nom de modèle
de papier-peint (« Le Grand Arbre corail »)
parmi les plus célèbres de la Maison BRAQUENIÉ
auquel il prétend rendre hommage ;
en rappelant, dans le contexte d'exposition à Fresselines,
le berceau creusois du prestigieux éditeur de tapis, tapisseries, tissus d'ameublement et papier-peints.
L'installation se compose de trois éléments :
1. un collage d'onglets sur Canson (62 x 62 cm à la vue),
formant le dessin (numérique) de ma Grande Figure humaine,
immuable au-delà de ses avatars ; dessin obtenu
par contraste entre les onglets de papier-peint qui constituent le champ (441 onglets parfaitement raccordés)
et les onglets de Canson dont la teinte a été choisie
en harmonie (et par analogie) avec le papier-peint.
2. un collage d'onglets de papier-peint,
reprenant la technique en vogue au XVIIIe siècle
de la « marqueterie du pauvre » (alors qu'il s'agit ici
d'un papier-peint de luxe) sur une chaise de remploi
de style louis-quinzé(et ainsi véritablement « upcyclée »).
3. un collage d'onglets de papier-peint sur 13 coquilles
d'œufs issus de l'agriculture biologique, présentées
sur une assiette, elle aussi de style Louis XV
(et dont le modèle, si je me souviens bien de la marque
apposée au verso, s'appelle même « Louis XV »),
en porcelaine de Limoges de la Maison BERNARDAUD.
Le public ne manquera pas de noter le contraste, à nouveau,
entre la solidité de l'assise (dans l'histoire de l'art,
le siège est toujours un objet fortement connoté)
et la fragilité supposée de la coquille d'œuf,
supports ici associés à l'application d'onglets
de papier-peint.
J'ai cru important de faire préciser (sur le cartel de l'installation, de même que je le fais dans cet article)
que les œufs sont issus de l'agriculture biologique.
Une façon de dire qu'« aucun animal n'a été maltraité
dans le processus de production de cette œuvre ».
Je conçois que cette précision, comme au sein d'un générique cinématographique, puisse faire sourire.
Elle tient cependant, quelles que soient nos opinions,
à l'affirmation d'une cohérence ; alors des plasticiens,
se proclamant pourtant « engagés » (ce que je ne fais pas),
ne répugnent pas à faire appel dans leurs installations
(et je ne suis pas le premier à utiliser des œufs !)
à des œufs de poules de batterie, au prétexte que ce serait moins cher. Et qu'une coquille d'œuf, une fois marouflée, ma foi...
Et si les roches, marouflées elles aussi, prétendument
« prélevées dans le lit de la Sédelle, à Fresselines, au pont de Vervy » n'en provenaient pas ?
Ou si le papier-peint prétendument « prélevé sur les murs de l'ancien café Neollier de Pontcharraud » n'en provenait pas ?
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| Hervé MOLLA Autoportrait photographique devant partie de l'installation « Sous le grand arbre corail » : collage de 441 onglets de papier-peint « Le Grand Arbre corail » de la Maison BRAQUENIÉ et de 235 onglets de Canson mi-teintes © Hervé MOLLA - 2026 |








