28 nov. > 24 déc. 2016 - Téléchargements quotidiens gratuits
Le mode d'emploi, accompagné d'un premier fragment, figure à la date du 27 nov. 2016.
Chaque jour, un nouveau fragment est venu enrichir les précédents...
Chaque jour, un nouveau fragment est venu enrichir les précédents...
27 nov. 2016, 1er dimanche de l'Avent - Téléchargement gratuit
L'événement est toujours bien sûr très attendu.
Aussi, cette année encore ai-je décidé de proposer, sous la forme de téléchargements quotidiens gratuits, une image morcelée qu'il s'agit de reconstituer, au fur et à mesure ou bien lorsque la séquence aura été entièrement délivrée.
Et comme tous les ans, le public est invité à matérialiser l'œuvre en imprimant (dans la taille de son choix) les fragments collectés et à les assembler proprement dans l'ordre adéquat.
Rien de plus simple en apparence.
Plus tard dans l'année 2017, et si l'on m'invite à déjeuner ou à dîner, j'aurai le plaisir de dédicacer et de signer le ou les assemblage(s) que l'on aura pris soin de réaliser.
Aussi, cette année encore ai-je décidé de proposer, sous la forme de téléchargements quotidiens gratuits, une image morcelée qu'il s'agit de reconstituer, au fur et à mesure ou bien lorsque la séquence aura été entièrement délivrée.
Et comme tous les ans, le public est invité à matérialiser l'œuvre en imprimant (dans la taille de son choix) les fragments collectés et à les assembler proprement dans l'ordre adéquat.
Rien de plus simple en apparence.
Plus tard dans l'année 2017, et si l'on m'invite à déjeuner ou à dîner, j'aurai le plaisir de dédicacer et de signer le ou les assemblage(s) que l'on aura pris soin de réaliser.
24 novembre 2016 - Je suis allé voir les érables
Il y a quelques temps, je suis allé voir les érables
à l'Arboretum national des Barres.
C'était un peu tard dans la saison,
surtout qu'il y avait eu beaucoup de vent les jours précédents.
En revanche, grâce à une intéressante présentation de champignons des bois qui s'y tenait, j'ai pu pénétrer dans ce qui passe pour avoir été le « pavillon du directeur » de l'ancien domaine des Vilmorin, habituellement fermé au public et qui aurait pu jouer, mais tel qu'il est aujourd'hui, dans un film de Marguerite Duras (une autre version d'India Song, par exemple).
Dans ce qui fut autrefois la salle à manger, je crois,
je suis tombé sur un incroyable papier-peint, un jeté de roses dans un fond bleu, dont j'ai réalisé le sampling.
à l'Arboretum national des Barres.
C'était un peu tard dans la saison,
surtout qu'il y avait eu beaucoup de vent les jours précédents.
En revanche, grâce à une intéressante présentation de champignons des bois qui s'y tenait, j'ai pu pénétrer dans ce qui passe pour avoir été le « pavillon du directeur » de l'ancien domaine des Vilmorin, habituellement fermé au public et qui aurait pu jouer, mais tel qu'il est aujourd'hui, dans un film de Marguerite Duras (une autre version d'India Song, par exemple).
Dans ce qui fut autrefois la salle à manger, je crois,
je suis tombé sur un incroyable papier-peint, un jeté de roses dans un fond bleu, dont j'ai réalisé le sampling.
17 & 18 septembre 2016 - « Patrimoine & Citoyenneté », le thème & sa version
En prévision des 33èmes Journées européennes du patrimoine,
j'ai opéré des prélèvements obligatoires
sur le site gallo-romain des Cars.
Des blocs de granit, des marques roses & bleues et des lichens,
j'ai ainsi réalisé un sampling.
j'ai opéré des prélèvements obligatoires
sur le site gallo-romain des Cars.
Des blocs de granit, des marques roses & bleues et des lichens,
j'ai ainsi réalisé un sampling.
17 juin 2016 - Ma fête
13 mai 2016 - L'Œuvre d'après
« Noir & blanc,
hommage à Philippe Mottron »
27 mars > 1er mai 2016
Philippe Mottron est un peintre français de l'école nuagiste et un commissaire d'expositions, mort prématurément en décembre 2014.
A l'initiative de Nora Boudjemaa, d'Alain Coste et de Jack Presne, un hommage lui est rendu au Centre régional d'art contemporain du Tremblay au travers d'une exposition qui rassemble les dernières toiles du peintre avec les œuvres de près d'une vingtaine d'artistes ayant collaboré avec le commissaire d'expositions au cours des deux dernières décennies.
Pour cet hommage à Philippe Mottron, ils ont été invités à travailler en « noir & blanc, la couleur lui étant réservée ».
Le commissariat de l'exposition est assuré par les trois artistes précédemment cités.
Le commissariat de l'exposition est assuré par les trois artistes précédemment cités.
11 mai 2016 - Près de Civita Vecchia
Tout à une importante production et à une exposition
dont on trouvera un compte-rendu dans un prochain article,
j'ai omis de signaler que ma proposition
« On dirait de la peinture »
n'a pas plus tôt été reçue par les organisateurs de l'événement
« Parcours de l'Art 2016 » en Avignon
qu'elle m'est revenue : refusée.
Il fallait s'y attendre avec un dossier si mal présenté et illustré de photos si médiocres !
Impeccables, les organisateurs ont cependant fait comme si de rien n'était : une candidature tardive après tant et tant d'autres (il est question de 300 ou de 400 dossiers), alors que la sélection devait être en passe d'être bouclée ; et me voici invité à concourir l'année prochaine.
Mon ami Alexander O'R*** qui a une sacrément belle collection d'œuvres d'hier, d'avant-hier et d'aujourd'hui (et, parmi ces dernières, pas seulement d'œuvres dont je suis l'auteur) et qui aime courir ce genre d'événements (je crois qu'il y drague la gueuse), m'affirme que ma proposition ne pouvait pas être retenue.
En aucune façon !
Il ajoute qu'il était inenvisageable, « par les temps qui courent », qu'une structure associative, « sans l'ombre d'un doute composée d' "enseignants", voire de "professeures des écoles" et, toujours selon lui, fonctionnant grâce à des fonds publics », prenne un tel risque.
« Déjà qu'on a vu, pas plus tard que l'été dernier, des nains pervers prêts à poursuivre Anish Kapoor en justice, en invoquant le préjudice que son Dirty Corner installé dans les jardins de Versailles causait au droit moral (inaliénable et perpétuel) de Le Nôtre et de Louis XIV ! »
Alexander O'R*** n'a pas tort.
« Tu penses bien qu'on ne va pas se risquer à essuyer les reproches des Zélus Locos, eux-mêmes accusés par un vain peuple d'encourager le massacre de la belle peinture, "avec l'argent du contribuable et jusque dans les demeures du Patrimoine", pour faire ce que ma fille de cinq ans, etc. »
Toute l'histoire de l'art n'est pourtant rien d'autre qu'un palimpseste...
Pas un cheveu ne bouge, de Blanche Neige ni des Nains affairés.
Mais là-bas, le vent s'est levé ; l'orage menace.
Voilà qu'on tremble déjà ...
On dirait de la peinture ; et c'est du Vernet tout craché.
dont on trouvera un compte-rendu dans un prochain article,
j'ai omis de signaler que ma proposition
« On dirait de la peinture »
n'a pas plus tôt été reçue par les organisateurs de l'événement
« Parcours de l'Art 2016 » en Avignon
qu'elle m'est revenue : refusée.
Il fallait s'y attendre avec un dossier si mal présenté et illustré de photos si médiocres !
Impeccables, les organisateurs ont cependant fait comme si de rien n'était : une candidature tardive après tant et tant d'autres (il est question de 300 ou de 400 dossiers), alors que la sélection devait être en passe d'être bouclée ; et me voici invité à concourir l'année prochaine.
Mon ami Alexander O'R*** qui a une sacrément belle collection d'œuvres d'hier, d'avant-hier et d'aujourd'hui (et, parmi ces dernières, pas seulement d'œuvres dont je suis l'auteur) et qui aime courir ce genre d'événements (je crois qu'il y drague la gueuse), m'affirme que ma proposition ne pouvait pas être retenue.
En aucune façon !
Il ajoute qu'il était inenvisageable, « par les temps qui courent », qu'une structure associative, « sans l'ombre d'un doute composée d' "enseignants", voire de "professeures des écoles" et, toujours selon lui, fonctionnant grâce à des fonds publics », prenne un tel risque.
« Déjà qu'on a vu, pas plus tard que l'été dernier, des nains pervers prêts à poursuivre Anish Kapoor en justice, en invoquant le préjudice que son Dirty Corner installé dans les jardins de Versailles causait au droit moral (inaliénable et perpétuel) de Le Nôtre et de Louis XIV ! »
Alexander O'R*** n'a pas tort.
« Tu penses bien qu'on ne va pas se risquer à essuyer les reproches des Zélus Locos, eux-mêmes accusés par un vain peuple d'encourager le massacre de la belle peinture, "avec l'argent du contribuable et jusque dans les demeures du Patrimoine", pour faire ce que ma fille de cinq ans, etc. »
Toute l'histoire de l'art n'est pourtant rien d'autre qu'un palimpseste...
Pas un cheveu ne bouge, de Blanche Neige ni des Nains affairés.
Mais là-bas, le vent s'est levé ; l'orage menace.
Voilà qu'on tremble déjà ...
On dirait de la peinture ; et c'est du Vernet tout craché.
10 mai 2016 - Un essai mené avec succès
« Regardez tous ! voilà l'homme rouge qui passe. »
(V. Hugo, Marion Delorme)
Soit
1 - Une huile sur toile (455 x 360 mm)
représentant un ecclésiastique
(Ec. française du XVIIe siècle,
« dans le goût de Philippe de Champaigne »
— que l'on prononcera : Champagne),
![]() |
Portrait d'un ecclésiastique (HST, repeints, rentoilage, usures & manques) © Hervé MOLLA 2016 |
2 - Une paire de chaussettes Gammarelli ® rouges...
![]() |
Left : Gammarelli ®, mi-bas en fil d'Écosse, pointure 11½ Right : Aubercy ®, richelieus vintage, pointure 8½ Courtesy the Artist © Hervé MOLLA 2016 |
Après marouflage & mise aux onglets,
construction de la Figure humaine par collage de ceux-ci:
![]() |
Collage 81 x 81 cm, d'après le « portrait d'un ecclésiastique » © Hervé MOLLA 2016 |
![]() |
Détail du collage d'après le « portrait d'un ecclésiastique » © Hervé MOLLA 2016 |
Ne dirait-on pas de la peinture ?
![]() |
Autre[s] détail[s] du collage d'après le « portrait d'un ecclésiastique » © Hervé MOLLA 2016 |
Et qui croirait avoir affaire
à une paire de chaussettes de cardinal ?
![]() |
Autre[s] détail[s] du collage d'après le « portrait d'un ecclésiastique » © Hervé MOLLA 2016 |
Ce dernier effet, que l'or sur kraft (habituellement mis en œuvre
pour le champ) n'aurait pu évidemment ni produire ni prévoir, est tout à fait intéressant.
Il arrive en effet que le diable porte pierre.
« Du coin, d'où le soir je ne bouge,
J'ai vu le petit homme rouge. »
(Le Petit Homme rouge, chanson de P.-J. de Béranger)
A suivre...
29 février 2016 [1] - Il y a trois jours, j'ai été idiot
Mais d'une idiotie !
J'ai envoyé un dossier de candidature à
« Parcours de l'Art 2016 »,
une manifestation qui se tient en Avignon à l'automne,
depuis une vingtaine d'années, je crois, et dans différents lieux de la ville ; un peu, semble-t-il, comme la Biennale de Nîmes à laquelle j'ai toujours eu tant de plaisir à participer.
Depuis quelques mois en effet, j'ai le plus vif désir d'exposer de nouveau et en particulier de présenter publiquement un travail mené régulièrement tout au long de ces dernières années et qui commence sérieusement à s'étoffer.
Jusqu'ici inédit, il met en jeu la Figure humaine dans un nouvel avatar. Celle-ci est constituée cette fois d'onglets de peinture, ancienne, moderne ou contemporaine (huile ou gouache ou acrylique sur toile ou sur carton, aquarelle, etc., sur supports minces), tandis que des onglets d'or sur kraft viennent constituer le champ dans laquelle elle s'inscrit.
C'est donc par un acte à la fois radicalement iconoclaste et totalement iconophile (et donc hautement civilisé).
Le résultat, qui n'oublie pas le processus qui l'a engendré, est très beau, terriblement émouvant (l'adjectif « émouvant » ne peut se prononcer que précédé d'un adverbe en « ment ») et très amusant à produire comme à voir.
Un cartel, reproduisant le tableau originel vient à chaque fois compléter l'accrochage « en rang d'oignons » des collages (sous verre et sous encadrement), à la manière d'une galerie de portraits.
L'ensemble s'intitulerait « On dirait de la peinture » (car,au premier coup d'œil jeté d'un peu près, il y a comme un doute).
Là où j'ai été idiot, c'est que (aveuglé sans doute par l'évidence de ma proposition) je me suis laissé prendre par le temps. Moi, toujours si précis ! Et quand je ne le suis pas, c'est que l'imprécision est délibérée.
Bref, il en a résulté le pire dossier que j'aie jamais présenté ; à cause essentiellement de l'or sur kraft. C'est très difficile à photographier et, y réussit-on, le résultat peut encore être gâché à l'impression. Surtout, mon imprimante avait décidé de s'en mêler, à moins que ce ne fût le diable himself.
A propos de ce dernier, j'aime assez dire : « Il arrive que le diable porte pierre » ; et, assez souvent, l'expression n'est pas du tout comprise.
Et si je dis : « Là, c'était comme un caillou qu'il avait mis dans ma chaussure », comprendra-t-on ?
On verra au moins de quoi il s'agit :
À vrai dire, il ne s'agit pas d'une huile sur toile,
mais d'une gouache sur toile ;
quant à la datation de ce joli tableau orientaliste,
hélas très endommagé,
elle pourrait bien se situer antérieurement aux années 1950.
Le cartel précédent méritera donc d'être rectifié.
On a vu cela dans les plus grands musées.
J'ai envoyé un dossier de candidature à
« Parcours de l'Art 2016 »,
une manifestation qui se tient en Avignon à l'automne,
depuis une vingtaine d'années, je crois, et dans différents lieux de la ville ; un peu, semble-t-il, comme la Biennale de Nîmes à laquelle j'ai toujours eu tant de plaisir à participer.
Depuis quelques mois en effet, j'ai le plus vif désir d'exposer de nouveau et en particulier de présenter publiquement un travail mené régulièrement tout au long de ces dernières années et qui commence sérieusement à s'étoffer.
Jusqu'ici inédit, il met en jeu la Figure humaine dans un nouvel avatar. Celle-ci est constituée cette fois d'onglets de peinture, ancienne, moderne ou contemporaine (huile ou gouache ou acrylique sur toile ou sur carton, aquarelle, etc., sur supports minces), tandis que des onglets d'or sur kraft viennent constituer le champ dans laquelle elle s'inscrit.
C'est donc par un acte à la fois radicalement iconoclaste et totalement iconophile (et donc hautement civilisé).
Le résultat, qui n'oublie pas le processus qui l'a engendré, est très beau, terriblement émouvant (l'adjectif « émouvant » ne peut se prononcer que précédé d'un adverbe en « ment ») et très amusant à produire comme à voir.
Un cartel, reproduisant le tableau originel vient à chaque fois compléter l'accrochage « en rang d'oignons » des collages (sous verre et sous encadrement), à la manière d'une galerie de portraits.
L'ensemble s'intitulerait « On dirait de la peinture » (car,au premier coup d'œil jeté d'un peu près, il y a comme un doute).
Là où j'ai été idiot, c'est que (aveuglé sans doute par l'évidence de ma proposition) je me suis laissé prendre par le temps. Moi, toujours si précis ! Et quand je ne le suis pas, c'est que l'imprécision est délibérée.
Bref, il en a résulté le pire dossier que j'aie jamais présenté ; à cause essentiellement de l'or sur kraft. C'est très difficile à photographier et, y réussit-on, le résultat peut encore être gâché à l'impression. Surtout, mon imprimante avait décidé de s'en mêler, à moins que ce ne fût le diable himself.
A propos de ce dernier, j'aime assez dire : « Il arrive que le diable porte pierre » ; et, assez souvent, l'expression n'est pas du tout comprise.
Et si je dis : « Là, c'était comme un caillou qu'il avait mis dans ma chaussure », comprendra-t-on ?
On verra au moins de quoi il s'agit :
![]() |
Détail du collage d'onglets précédent © Hervé Molla |
![]() |
Simulation du cartel d'accompagnement format A7 © Hervé Molla |
![]() |
Le tableau originel, titré & signé en bas à droite : La Lionne blessée, Christiane Allain, sans date © Hervé Molla |
À vrai dire, il ne s'agit pas d'une huile sur toile,
mais d'une gouache sur toile ;
quant à la datation de ce joli tableau orientaliste,
hélas très endommagé,
elle pourrait bien se situer antérieurement aux années 1950.
Le cartel précédent méritera donc d'être rectifié.
On a vu cela dans les plus grands musées.
29 février 2016 [2] - J'ai eu une réaction particulièrement appropriée
Lorsqu'on écrit : « J'ai été idiot », c'est bien qu'une prise de conscience a eu lieu.
Je n'aurais jamais dû... mais quoi au juste ?
Je n'aurais pas dû utiliser des onglets d'or sur kraft au prétexte que ce matériau se photographie très mal et que, même photographié dans de bonnes conditions, le rendu est souvent très décevant ?
Ou bien, renoncer à présenter ce travail,
« On dirait de la peinture »,
fait de peintures mises en pièces et associées à de l'or sur kraft dans de sacrées figures (travail auquel je tiens et que je crois pertinent), puisque sa représentation ne peut se trouver tout à fait conforme à l'image attendue ?
Ce serait très inquiétant. A moins d'un biais.
Idiot que j'étais ! Le biais, je l'avais sous la main !
Et peut-être est-ce ce biais qui, de façon intuitive, m'avait fait émettre ma proposition pour Avignon qui, et par ricochet, vient à présent enrichir mon travail et quoi qu'il arrive.
« Il arrive que le diable porte pierre.»
Le « Parcours de l'Art », pour lequel la proposition a été faite, se déroule en Avignon, la « cité des papes » par excellence (Rome n'étant jamais, et pour auguste qu'elle soit, qu'un sublime remploi) et, parmi les nombreux lieux d'exposition qui y sont offerts à l'occasion de la manifestation, il se trouve que certains sont d'anciennes livrées cardinalices.
Car il ne saurait y avoir de pape sans cardinaux.
D'autre part, un cardinal, c'est rouge. L'oiseau comme le prélat.
Tout le monde sait cela.
Ainsi « rouge cardinal » prétend définir une couleur.
Saint Jérôme, et tout saint qu'il est, est habituellement représenté en cardinal.
Dès lors, il va de soi que ma Figure humaine, constituée de fragments de peinture sublimée par l'or sur kraft, pourrait quelquefois, parallèlement et tout aussi avantageusement, se contenter de la pourpre cardinalice.
Surtout, le rouge est beaucoup plus médiatique.
Il se photographie très bien.
Comment n'y avais-je pas pensé plus tôt ?
Surtout dans le contexte.
Surtout que dans mon dossier de candidature à « Parcours de l'Art » je fais, à un moment, explicitement référence à l'immense et si intéressant portrait du cardinal de Richelieu par Henri Cueco (d'après l'œuvre de Philippe de Champaigne, elle conservée au Louvre) que j'ai revu il y a peu au musée des beaux-arts de Clermont-Ferrand .
Surtout que j'ai dans mes tiroirs de commode le rouge adéquat : des chaussettes de cardinal Gammarelli ® !
J'ai donc illico opéré des essais avec des tableaux récemment acquis et en attente de leur « mise aux onglets ».
En effet, il n'est pas certain que le rouge, à la différence de l'or sur kraft ou, plus traditionnellement, du beige (« What's good about beige, is that it goes with everything », comme j'ai coutume de dire après l'avoir expérimenté), aille avec tout.
Le premier tableau est un portrait d'ecclésiastique, fort endommagé, dans le goût de Philippe de Champaigne précisément, m'a-t-on assuré.
Les deux suivants ne vont pas mal non plus.
Je me dis qu'après avoir fait des saints qui craignent tant la lumière, je vais faire, si jamais, contre toute attente, ma proposition est acceptée pour Avignon, des cardinaux à la pelle.
Sinon tant pis! Ce sera à... Peñíscola.
En tout cas, d'ici courant avril,
les premiers essais seront visibles ici même.
Je n'aurais jamais dû... mais quoi au juste ?
Je n'aurais pas dû utiliser des onglets d'or sur kraft au prétexte que ce matériau se photographie très mal et que, même photographié dans de bonnes conditions, le rendu est souvent très décevant ?
Ou bien, renoncer à présenter ce travail,
« On dirait de la peinture »,
fait de peintures mises en pièces et associées à de l'or sur kraft dans de sacrées figures (travail auquel je tiens et que je crois pertinent), puisque sa représentation ne peut se trouver tout à fait conforme à l'image attendue ?
Ce serait très inquiétant. A moins d'un biais.
Idiot que j'étais ! Le biais, je l'avais sous la main !
Et peut-être est-ce ce biais qui, de façon intuitive, m'avait fait émettre ma proposition pour Avignon qui, et par ricochet, vient à présent enrichir mon travail et quoi qu'il arrive.
« Il arrive que le diable porte pierre.»
Le « Parcours de l'Art », pour lequel la proposition a été faite, se déroule en Avignon, la « cité des papes » par excellence (Rome n'étant jamais, et pour auguste qu'elle soit, qu'un sublime remploi) et, parmi les nombreux lieux d'exposition qui y sont offerts à l'occasion de la manifestation, il se trouve que certains sont d'anciennes livrées cardinalices.
Car il ne saurait y avoir de pape sans cardinaux.
D'autre part, un cardinal, c'est rouge. L'oiseau comme le prélat.
Tout le monde sait cela.
Ainsi « rouge cardinal » prétend définir une couleur.
Saint Jérôme, et tout saint qu'il est, est habituellement représenté en cardinal.
Dès lors, il va de soi que ma Figure humaine, constituée de fragments de peinture sublimée par l'or sur kraft, pourrait quelquefois, parallèlement et tout aussi avantageusement, se contenter de la pourpre cardinalice.
Surtout, le rouge est beaucoup plus médiatique.
Il se photographie très bien.
Comment n'y avais-je pas pensé plus tôt ?
Surtout dans le contexte.
Surtout que dans mon dossier de candidature à « Parcours de l'Art » je fais, à un moment, explicitement référence à l'immense et si intéressant portrait du cardinal de Richelieu par Henri Cueco (d'après l'œuvre de Philippe de Champaigne, elle conservée au Louvre) que j'ai revu il y a peu au musée des beaux-arts de Clermont-Ferrand .
![]() |
Henri Cueco Portrait du cardinal de Richelieu, mine de plomb et acrylique, 1996 Musée Roger-Quillot, Montferrand Photo © Hervé Molla |
Surtout que j'ai dans mes tiroirs de commode le rouge adéquat : des chaussettes de cardinal Gammarelli ® !
J'ai donc illico opéré des essais avec des tableaux récemment acquis et en attente de leur « mise aux onglets ».
En effet, il n'est pas certain que le rouge, à la différence de l'or sur kraft ou, plus traditionnellement, du beige (« What's good about beige, is that it goes with everything », comme j'ai coutume de dire après l'avoir expérimenté), aille avec tout.
Le premier tableau est un portrait d'ecclésiastique, fort endommagé, dans le goût de Philippe de Champaigne précisément, m'a-t-on assuré.
Les deux suivants ne vont pas mal non plus.
Je me dis qu'après avoir fait des saints qui craignent tant la lumière, je vais faire, si jamais, contre toute attente, ma proposition est acceptée pour Avignon, des cardinaux à la pelle.
Sinon tant pis! Ce sera à... Peñíscola.
En tout cas, d'ici courant avril,
les premiers essais seront visibles ici même.
Mother & Child - Feb. 11th 2016 [2]
Il m'est arrivé de rencontrer un amateur.
J'en ai été touché puisque j'en suis un moi-même.
C'est rare ; de nos jours, il n'y a plus, et partout, que des
« professionnels » et des « professionnelles »,
ou bien alors des « pros ».
Dans le même temps, il m'est arrivé de rencontrer une boiserie.
Je ne suis pas de bois.
Aussi ai-je eu l'idée de faire réaliser, après avoir travaillé
ma gravure si étrange, un tirage de celle-ci à taille « réelle » et reprenant les bleus & les gris de la boiserie.
Cela aurait donné ceci :
L'amateur a refusé, préférant une œuvre de chevalet.
J'ai hâte maintenant de rencontrer une boiserie orange, mettons ;
ce qui n'a rien à voir avec le fait que la princesse Marie (1631-1660) épousera Guillaume II d'Orange-Nassau (1626-1650).
Alors, aussi bien, une boiserie, disons violette, ou verte ?
A suivre...
J'en ai été touché puisque j'en suis un moi-même.
C'est rare ; de nos jours, il n'y a plus, et partout, que des
« professionnels » et des « professionnelles »,
ou bien alors des « pros ».
Dans le même temps, il m'est arrivé de rencontrer une boiserie.
![]() |
La boiserie de l'amateur que j'ai rencontré. © Hervé Molla 2016 |
Je ne suis pas de bois.
Aussi ai-je eu l'idée de faire réaliser, après avoir travaillé
ma gravure si étrange, un tirage de celle-ci à taille « réelle » et reprenant les bleus & les gris de la boiserie.
Cela aurait donné ceci :
![]() |
Tirage envisagé, sur bâche, et comme une tapisserie, à taille « réelle », soit h x l = 225 x 188 cm (à la vue) © 2016 Hervé Molla, d'après Robert Strange, d'après Antoine Van Dyck |
L'amateur a refusé, préférant une œuvre de chevalet.
![]() |
Mother & Child by Hervé Molla, after Sir Robert Strange, after Sir Anthony van Dyck Unique digital print, Alu-Dibond 60 x 70 cm Coll. part. © 2016 Hervé Molla |
J'ai hâte maintenant de rencontrer une boiserie orange, mettons ;
ce qui n'a rien à voir avec le fait que la princesse Marie (1631-1660) épousera Guillaume II d'Orange-Nassau (1626-1650).
Alors, aussi bien, une boiserie, disons violette, ou verte ?
A suivre...
A Very Long Work in Progress - Feb 11th 2016 [1]
Il m'est arrivé d'acquérir une gravure en salle de ventes.
Il s'agit donc d'une gravure par Sir Robert Strange (1721-1792), écossais jacobite, éditée à Paris et peut-être imprimée par M. Robbe (que l'on dit actif de 1784 à 1790).
Le British Museum en conserve un exemplaire, acquis à la mort du collectionneur Clayton Mordaunt Cracherode (1730-1799), et le Victoria & Albert Museum un autre, offert par Edgar Seligman, collectionneur britannique lui aussi.
Comme cette gravure semble absente des collections publiques françaises (tant au Louvre qu'à la BnF), j'envisage de léguer à l'une d'entre elles, l'exemplaire que je possède et sur lequel je travaille.
Mais pas tout de suite.
Car j'ai encore beaucoup à faire.
La légende latine de la gravure prétend que celle-ci figure Henriette Marie de France (née au Louvre, 25 nov. 1609, morte au monastère des Visitandines de Chaillot, 10 sept. 1669), fille de Henri IV, sœur de Louis XIII et mariée en 1625 à Charles 1er d'Angleterre dont on connait la fin et dont elle eut neuf enfants ; dont deux ici.
La légende prétend encore qu'il s'agit de Charles II (1630-1685, s.p.) et de Jacques II (1633-1701) — le premier alors qu'il est prince de Galles ; et le second, duc de Glocester.
C'est à la fois une demi-vérité et un mensonge complet.
La légende prétend encore que la gravure est d'après Van Dyck (1599-1614) ; ce qui n'est pas contestable en effet.
Et même d'après Van Dyck au moins deux fois.
Voyez le chien de gauche sur le tableau ci-dessous.
C'est un épagneul, je crois bien.
Envie de revoir ma gravure ?
Il vaut mieux préférer les femmes et les filles.
Comment un tableau de 1632 pourrait-il montrer un Jacques II enfant, né en 1633, et même par Van Dyck ?
So strange !
Et comment Sir Robert Strange, ultime jacobite, anobli par le roi Hanovre, pouvait-il l'ignorer cent cinquante ans plus tard ?
Cette anecdote aurait beaucoup amusé mon amie Gaëtane, feu Mme la duchesse d'Albe dont c'est la famille.
A suivre...
Il s'agit donc d'une gravure par Sir Robert Strange (1721-1792), écossais jacobite, éditée à Paris et peut-être imprimée par M. Robbe (que l'on dit actif de 1784 à 1790).
Le British Museum en conserve un exemplaire, acquis à la mort du collectionneur Clayton Mordaunt Cracherode (1730-1799), et le Victoria & Albert Museum un autre, offert par Edgar Seligman, collectionneur britannique lui aussi.
Comme cette gravure semble absente des collections publiques françaises (tant au Louvre qu'à la BnF), j'envisage de léguer à l'une d'entre elles, l'exemplaire que je possède et sur lequel je travaille.
Mais pas tout de suite.
Car j'ai encore beaucoup à faire.
La légende latine de la gravure prétend que celle-ci figure Henriette Marie de France (née au Louvre, 25 nov. 1609, morte au monastère des Visitandines de Chaillot, 10 sept. 1669), fille de Henri IV, sœur de Louis XIII et mariée en 1625 à Charles 1er d'Angleterre dont on connait la fin et dont elle eut neuf enfants ; dont deux ici.
La légende prétend encore qu'il s'agit de Charles II (1630-1685, s.p.) et de Jacques II (1633-1701) — le premier alors qu'il est prince de Galles ; et le second, duc de Glocester.
C'est à la fois une demi-vérité et un mensonge complet.
La légende prétend encore que la gravure est d'après Van Dyck (1599-1614) ; ce qui n'est pas contestable en effet.
Et même d'après Van Dyck au moins deux fois.
Voyez le chien de gauche sur le tableau ci-dessous.
C'est un épagneul, je crois bien.
![]() |
Le prince de Galles, le prince Jacques & la princesse Marie. Huile sur toile circa 1635 par Van Dyck. (Lieu de conservation de moi inconnu) |
Envie de revoir ma gravure ?
Il vaut mieux préférer les femmes et les filles.
Comment un tableau de 1632 pourrait-il montrer un Jacques II enfant, né en 1633, et même par Van Dyck ?
So strange !
Et comment Sir Robert Strange, ultime jacobite, anobli par le roi Hanovre, pouvait-il l'ignorer cent cinquante ans plus tard ?
Cette anecdote aurait beaucoup amusé mon amie Gaëtane, feu Mme la duchesse d'Albe dont c'est la famille.
A suivre...
10 février 2016 - C'est décidé, je renoue avec la tradition !
Après plusieurs années consacrées à l'écriture,
et sous un pseudonyme pour vivre avec mon temps,
et en particulier sur les « réseaux sociaux »,
j'ai décidé de renouer avec la tradition de ce blog artistique.
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